Posté : 26 avr. 2008, 11:25
J'avais vu une fois en Martinique un concept intéressant: la fabrication de rhum.
Dans le processus de fabrication, les cannes a sucres poussent pendant quelques mois dans a peu près n'importe quel terrain, ensuite les tiges sont broyées ou pressées et les jus partent a la fermentation avant d'être distillés.
Au 19° siècle, on a conçu des usines alimentées par des machines a vapeur. Celles ci fonctionnaient avec la combustion des tiges broyées ( avec un rendement d'ailleurs assez faible: 30%env). La vapeur alimentait la broyeuse et la centrale électrique, avant d'être utilisée en basse pression pour faire fonctionner l'alambic.
Il reste quelques usines de ce type en Martinique. Les autres fonctionnent a l'electricité...
Or cette dernière est alimentée par des centrales thermique au fioul et coute 4 fois plus cher qu'en métropole.
Ou est la logique?
Pour Super U, je suis d'accord pour dire que ce sont des gros hypocrites et que le cout des matières alimentaires actuel est du a la spéculation.
Il n'empêche! La spéculation n'avait pas lieu de la même manière lorsque on ne fabriquait pas encore de véhicules fonctionnant aux agro carburants.
Il est effectivement urgent de mettre en place des systèmes alternatif, mais il ne faut pas s'acharner dans des solutions qui sont mauvaises au départ.
Ce qu'il risque de se passer: on va déforester ce qu'il reste de forêts primaires partout dans les pays pauvres (qui y travaillent déja) avec des résultats prévisibles comme a Madagascar (pays autrefois exportateur, aujourd'hui au bord de la famine)pour semer du maïs transgénique fait exprès pour fabriquer du carburant.
Or, d'un simple point de vue écologique et non alimentaire, 1 Ha de forêt primaire stocke 20 fois plus de CO2 qu'un champ de maïs.
Le bilan final n'est donc pas très favorable.
A+
Dans le processus de fabrication, les cannes a sucres poussent pendant quelques mois dans a peu près n'importe quel terrain, ensuite les tiges sont broyées ou pressées et les jus partent a la fermentation avant d'être distillés.
Au 19° siècle, on a conçu des usines alimentées par des machines a vapeur. Celles ci fonctionnaient avec la combustion des tiges broyées ( avec un rendement d'ailleurs assez faible: 30%env). La vapeur alimentait la broyeuse et la centrale électrique, avant d'être utilisée en basse pression pour faire fonctionner l'alambic.
Il reste quelques usines de ce type en Martinique. Les autres fonctionnent a l'electricité...
Or cette dernière est alimentée par des centrales thermique au fioul et coute 4 fois plus cher qu'en métropole.
Ou est la logique?
Pour Super U, je suis d'accord pour dire que ce sont des gros hypocrites et que le cout des matières alimentaires actuel est du a la spéculation.
Il n'empêche! La spéculation n'avait pas lieu de la même manière lorsque on ne fabriquait pas encore de véhicules fonctionnant aux agro carburants.
Il est effectivement urgent de mettre en place des systèmes alternatif, mais il ne faut pas s'acharner dans des solutions qui sont mauvaises au départ.
Ce qu'il risque de se passer: on va déforester ce qu'il reste de forêts primaires partout dans les pays pauvres (qui y travaillent déja) avec des résultats prévisibles comme a Madagascar (pays autrefois exportateur, aujourd'hui au bord de la famine)pour semer du maïs transgénique fait exprès pour fabriquer du carburant.
Or, d'un simple point de vue écologique et non alimentaire, 1 Ha de forêt primaire stocke 20 fois plus de CO2 qu'un champ de maïs.
Le bilan final n'est donc pas très favorable.
A+